Citation
MANIFESTE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX
Nous, travailleurs sociaux exerçant les métiers d’assistants de service social, éducateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, éducateurs de jeunes enfants, éducateurs techniques spécialisés, aides médico psychologique, assistants familiaux, animateurs, techniciens de l’intervention social et familiale, conseillers en économie social et familiale, auxiliaires de vie sociale, chefs de service, directeurs, formateurs… vous interpellons en tant que candidat à la Présidence de la République française afin que vous apportiez des éclaircissements et précisiez vos engagements en matière de travail social.
L’ objet de notre travail, dans toutes ses composantes et spécificités, est de remailler les déchirures opérées dans le lien social, du fait de la maladie, du handicap, des injustices ou des accidents de la vie. Il s’agit à proprement parler d’un travail d’insertion sociale qui vise à ce que des citoyens, nécessitant soins, accompagnement et soutien, momentané ou tout au long de leur vie, puissent trouver leur place parmi les autres, en développant leurs capacités sociales, physiques et psychiques. Les travailleurs sociaux que nous sommes sont donc logés à l’interface du social et des citoyens les plus démunis.
Il est de notre devoir d’attirer votre attention sur les conditions actuelles de notre exercice professionnel. Le néo-libéralisme a peu a peu envahi la planète et se caractérise par une marchandisation généralisée. Outre d’imposer une politique sécuritaire fondée sur la peur et la haine (des malades mentaux comme criminels en puissance, des jeunes des quartiers populaires comme futurs délinquants etc) il fait peser sur une bonne partie de la population des inégalités criantes face à la justice, l’éducation, le logement, l’emploi, l’accès aux soins ... Nous ne pouvons malheureusement que constater amèrement la paupérisation croissante d’une partie de nos concitoyens et leur exclusion de fait de la socialité.
Nos conditions de travail, par manque d’effectifs, de moyens, le développement de procédures tatillonnes d’évaluations inefficaces et chronophages, se dégradent dans la même proportion. Beaucoup de nos collègues sont en situation précaire. Le travail social longtemps tenu à l’abri de la marchandisation se trouve aujourd’hui infiltré par la logique du marché, ce qui va à l’encontre des valeurs d’aide sociale, de solidarité et de dignité humaine.
Toutes les mesures prises par les différents gouvernements, que ce soit sur le plan de la prise en charge des handicapés, des malades mentaux, des délinquants, des enfants en échec scolaire etc l’ont toujours été sans aucune concertation des professionnels que nous sommes.
En conséquence nous vous demandons de prendre l’engagement de convoquer au lendemain de votre élection, les Etats Généraux du travail social, dans le but de mettre au jour les difficultés innombrables que nous rencontrons dans l’exercice de nos métiers et d’organiser un dialogue constructif avec nos représentants. Oeuvrons ensemble pour plus de justice, d’équité et de solidarité.
Nous, travailleurs sociaux exerçant les métiers d’assistants de service social, éducateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, éducateurs de jeunes enfants, éducateurs techniques spécialisés, aides médico psychologique, assistants familiaux, animateurs, techniciens de l’intervention social et familiale, conseillers en économie social et familiale, auxiliaires de vie sociale, chefs de service, directeurs, formateurs… vous interpellons en tant que candidat à la Présidence de la République française afin que vous apportiez des éclaircissements et précisiez vos engagements en matière de travail social.
L’ objet de notre travail, dans toutes ses composantes et spécificités, est de remailler les déchirures opérées dans le lien social, du fait de la maladie, du handicap, des injustices ou des accidents de la vie. Il s’agit à proprement parler d’un travail d’insertion sociale qui vise à ce que des citoyens, nécessitant soins, accompagnement et soutien, momentané ou tout au long de leur vie, puissent trouver leur place parmi les autres, en développant leurs capacités sociales, physiques et psychiques. Les travailleurs sociaux que nous sommes sont donc logés à l’interface du social et des citoyens les plus démunis.
Il est de notre devoir d’attirer votre attention sur les conditions actuelles de notre exercice professionnel. Le néo-libéralisme a peu a peu envahi la planète et se caractérise par une marchandisation généralisée. Outre d’imposer une politique sécuritaire fondée sur la peur et la haine (des malades mentaux comme criminels en puissance, des jeunes des quartiers populaires comme futurs délinquants etc) il fait peser sur une bonne partie de la population des inégalités criantes face à la justice, l’éducation, le logement, l’emploi, l’accès aux soins ... Nous ne pouvons malheureusement que constater amèrement la paupérisation croissante d’une partie de nos concitoyens et leur exclusion de fait de la socialité.
Nos conditions de travail, par manque d’effectifs, de moyens, le développement de procédures tatillonnes d’évaluations inefficaces et chronophages, se dégradent dans la même proportion. Beaucoup de nos collègues sont en situation précaire. Le travail social longtemps tenu à l’abri de la marchandisation se trouve aujourd’hui infiltré par la logique du marché, ce qui va à l’encontre des valeurs d’aide sociale, de solidarité et de dignité humaine.
Toutes les mesures prises par les différents gouvernements, que ce soit sur le plan de la prise en charge des handicapés, des malades mentaux, des délinquants, des enfants en échec scolaire etc l’ont toujours été sans aucune concertation des professionnels que nous sommes.
En conséquence nous vous demandons de prendre l’engagement de convoquer au lendemain de votre élection, les Etats Généraux du travail social, dans le but de mettre au jour les difficultés innombrables que nous rencontrons dans l’exercice de nos métiers et d’organiser un dialogue constructif avec nos représentants. Oeuvrons ensemble pour plus de justice, d’équité et de solidarité.






