http://www.francecul...-2011-03-22.htm
Citation
Ni anges ni bêtes, les personnes en situation de handicap ne constituent pas un genre à part. Dans leur longue marche pour passer de l’assistance à l’autonomie, elles ont largement progressé depuis trois décennies, notamment depuis la loi de 2005. Mais il est un domaine, celui de la sexualité, où les tabous sont encore vivaces, particulièrement en ce qui concerne le handicap mental. Les raisons en sont multiples et renvoient à des questionnements qui relèvent souvent du paradoxe : comment vivre une vie affective lorsqu’on dépend d’un tiers à chaque instant de sa vie ? Comment, dans les institutions, concilier le droit à la sexualité avec le devoir de protection des personnes ? Comment former à la sexualité des personnes parfois scindées elles-mêmes ? Autant de questions posées aujourd’hui dans le champ public et qui font débat.
Dans les institutions qui accueillent des personnes en très grande dépendance, le déni des besoins sexuels est encore trop souvent la règle. Et les solutions trouvées restent des cas d’espèce : ainsi ce directeur d’un foyer de vie lillois qui a pris le risque d’accompagner régulièrement à Paris un de ses résidents pour rencontrer une « femme bordel ». L’histoire de Louis, qui servira de fil rouge dans ce questionnement, raconte un défi relevé, celui d’aller à la rencontre de l’autre à égalité…
Dans les institutions qui accueillent des personnes en très grande dépendance, le déni des besoins sexuels est encore trop souvent la règle. Et les solutions trouvées restent des cas d’espèce : ainsi ce directeur d’un foyer de vie lillois qui a pris le risque d’accompagner régulièrement à Paris un de ses résidents pour rencontrer une « femme bordel ». L’histoire de Louis, qui servira de fil rouge dans ce questionnement, raconte un défi relevé, celui d’aller à la rencontre de l’autre à égalité…







