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Sexe, Amour Et Handicap (Reportage)
Débuté par
pyfrombzh
, 22 févr. 2011 09:35
11 réponses à ce sujet
#1
Posté 22 février 2011 - 09:35
Jeudi 24/02 sur France 2 - 22h45 source : handicap.fr
Jean-Michel Carré, auteur de nombreux documentaires, grand prix du jury du Festival international du grand Reportage d'actualité et du documentaire de société (FIGRA) en 2004 pour "Koursk : un sous-marin en eau trouble", ne se cache pas d'avoir réalisé un film "militant", posant la question des assistants sexuels. Estimant que son métier consiste "à donner les informations que l'on ne peut pas avoir, qui dérangent ou que les gens ont peur de regarder", le réalisateur explique à l'AFP qu'il ne conçoit pas du tout "le militantisme comme du dogmatisme mais au contraire comme quelque chose de très humain". La question d'un statut d'assistant sexuel, qui existe en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark et en Suisse allemande, est à l'étude en France. Le député UMP Jean-François Chossy, chargé d'une mission sur "l'évolution des mentalités et le changement du regard de la société sur les personnes handicapées", prépare une proposition de loi en ce sens. Mais l'idée se heurte à l'opposition farouche du ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, pour laquelle des rapports sexuels rémunérés "cela s'appelle de la prostitution", ou encore des féministes abolitionnistes. C'est pour cette raison que Christine ne se fait pas rémunérer. Dans "Sexe amour et handicap", cette esthéticienne-relaxologue marseillaise raconte comment elle a finalement "décidé de partir en combat avec eux", après avoir été contactée par l'association Choisir sa vie. Christine parle de donner de la "douceur qui rappelle un peu la maman", de "tendresse", de "toucher" et impressionne par son humanité. L'humanité, c'est ce que demande justement un des témoins du film, Marcel Nuss, fondateur de la Coordination Handicap et Autonomie, lui-même lourdement atteint d'une maladie génétique. "Qu'on arrête de détourner un sujet grave. Ce n'est pas une affaire de cul, c'est une affaire d'humanité. Ce n'est pas un problème de passe, mais un problème d'incarnation de la personne, de ré-humanisation, de réappropriation d'un corps totalement déstructuré". Pour appuyer ce propos, psychologues, sexologues, assistants témoignent, parlent des exemples étrangers, évoquent les limites acceptables pour les assistants sexuels, la souffrance de personnes "qui ne sont pas dans la frustration mais dans la privation" absolue, sans aucune expérience sensuelle et encore moins sexuelle. Le plaidoyer semble fonctionner : lors de l'avant-première à Paris mi-février, "une vieille militante féministe", selon sa propre définition, était arrivée très hostile, mandatée par "une copine de province qui se bat contre la prostitution". A l'issue de la projection, "bouleversée", elle s'exclamait : "Mais ça n'a rien à voir avec de la prostitution !".
#2
#3
Posté 22 février 2011 - 12:28
Quittant à 22h jeudi je pourrai la regarder, au pire je l'enregistre . Merci pour l'info
#4
Posté 25 février 2011 - 15:43
#5
Posté 26 février 2011 - 08:53
grrrrr je l'ai loupé!!!
vais aller la voir en streaming alors!! en espérant que c'est possible
@ bientot
vais aller la voir en streaming alors!! en espérant que c'est possible
@ bientot
#6
Posté 26 février 2011 - 12:04
#7
Posté 27 février 2011 - 15:26
pyfrombzh, le 26 février 2011 - 12:04 , dit :
J'ai 2 solutions qui se présentent à moi : Soit j'ai réussi mon enregistrement et je le regarde à la TV , soit j'ai loupé mon enregistrement et je le regarde en "Streaming" (Sur Pluzz.Fr , on a combien de temps pour le visionner ???) ...
#8
Posté 27 février 2011 - 18:01
le délais.. je ne sais pas !
tu as une 3ème solution sinon...
tu as une 3ème solution sinon...
#10
Posté 27 février 2011 - 21:18
Spoiler
#12
Posté 28 février 2011 - 08:26
Bonjour,
Dans ce reportage les personnages dont on parle vivent des situations différentes et n’ont pas toutes les mêmes demandes.
On nous présente divers niveaux de réflexions au travers des témoignages.
J’ai été tour à tour émue et interrogative.
Je retiendrais en 1er lieu le sujet sur le couple atteint de sclérose en plaques. L’assistant les aide de façon pratique pour se déplacer. Il les aide à se déshabiller. Il aide les partenaires à s’allonger, à se positionner… Il assure la logistique avec une grande ouverture et il n’est en aucune façon impliqué dans la sexualité de ce couple qui a la particularité d’être handicapé.
Il y a aussi cette jeune femme de 29 ans qui a vécu des histoires sentimentales avec une sexualité.
Son problème n’étant pas de l’ordre de l’assistance sexuelle à proprement parlée mais plutôt d’une réflexion sur la sexualité des handicapés en institutions ou entre résidents d’une institution et personnes extérieures.
Cette jeune femme semblait plus en recherche d’une histoire d’amour, d’une maternité que d’une sexualité en dehors de tout lien sentimental.
On explore dans le film d’autres aspects avec des personnes malheureuses ou frustrées de ne pas rencontrer l’autre de façon intime.
Elles expriment avoir des besoins et des désirs sensuels et sexuels comme tout un chacun. Les demandes érotiques sont variables, du regard au toucher. De la découverte du corps d’autrui aux caresses intimes.
Entendre que des mamans devaient masturber leur enfant pour apaiser leur excitation est une situation insupportable pour les protagonistes. Ce n’est évidemment pas le rôle non plus des soignants.
Les assistants sexuels ont l’air au clair avec leur propre sexualité et leurs dons s sexuels. Leur accompagnement est empathique et très humain.
Mais offrir son corps au regard, au corps, aux mains de l’autre même si les motivations sont louables ne me paraît pas anodin.
Le intervenants le disent, ils vivent des expériences fortes, des corps à corps qui forcément leur donne parfois aussi du plaisir même s’ils sont là pour le plaisir de l’autre.
Peut t’on à coup sur détachée la sexualité de tout aspect sentimental et éviter la séduction, l’attachement ?
Si les assistants sexuels ont été formés, sélectionnés et ont travaillé sur cet aspect, quand est t’il des handicapés ?
Derrière chaque reportage, j’entends aussi des aspirations de vie de couples, de famille, de normalité sociale, d’affection et d’amour.
Quels sont vos réflexions suite au visionnage de ce reportage ?
J’aimerais aussi beaucoup que les collègues travaillant auprès de personnes en situation de handicap, nous disent comment ça se passe dans les établissements.
Bonne semaine
Dans ce reportage les personnages dont on parle vivent des situations différentes et n’ont pas toutes les mêmes demandes.
On nous présente divers niveaux de réflexions au travers des témoignages.
J’ai été tour à tour émue et interrogative.
Je retiendrais en 1er lieu le sujet sur le couple atteint de sclérose en plaques. L’assistant les aide de façon pratique pour se déplacer. Il les aide à se déshabiller. Il aide les partenaires à s’allonger, à se positionner… Il assure la logistique avec une grande ouverture et il n’est en aucune façon impliqué dans la sexualité de ce couple qui a la particularité d’être handicapé.
Il y a aussi cette jeune femme de 29 ans qui a vécu des histoires sentimentales avec une sexualité.
Son problème n’étant pas de l’ordre de l’assistance sexuelle à proprement parlée mais plutôt d’une réflexion sur la sexualité des handicapés en institutions ou entre résidents d’une institution et personnes extérieures.
Cette jeune femme semblait plus en recherche d’une histoire d’amour, d’une maternité que d’une sexualité en dehors de tout lien sentimental.
On explore dans le film d’autres aspects avec des personnes malheureuses ou frustrées de ne pas rencontrer l’autre de façon intime.
Elles expriment avoir des besoins et des désirs sensuels et sexuels comme tout un chacun. Les demandes érotiques sont variables, du regard au toucher. De la découverte du corps d’autrui aux caresses intimes.
Entendre que des mamans devaient masturber leur enfant pour apaiser leur excitation est une situation insupportable pour les protagonistes. Ce n’est évidemment pas le rôle non plus des soignants.
Les assistants sexuels ont l’air au clair avec leur propre sexualité et leurs dons s sexuels. Leur accompagnement est empathique et très humain.
Mais offrir son corps au regard, au corps, aux mains de l’autre même si les motivations sont louables ne me paraît pas anodin.
Le intervenants le disent, ils vivent des expériences fortes, des corps à corps qui forcément leur donne parfois aussi du plaisir même s’ils sont là pour le plaisir de l’autre.
Peut t’on à coup sur détachée la sexualité de tout aspect sentimental et éviter la séduction, l’attachement ?
Si les assistants sexuels ont été formés, sélectionnés et ont travaillé sur cet aspect, quand est t’il des handicapés ?
Derrière chaque reportage, j’entends aussi des aspirations de vie de couples, de famille, de normalité sociale, d’affection et d’amour.
Quels sont vos réflexions suite au visionnage de ce reportage ?
J’aimerais aussi beaucoup que les collègues travaillant auprès de personnes en situation de handicap, nous disent comment ça se passe dans les établissements.
Bonne semaine






