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Hpst


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2 réponses à ce sujet

#1 pyfrombzh

pyfrombzh

    A votre service !!

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Posté 01 juin 2009 - 12:26

vu sur hopital.fr

le paragraphe en gras nous concerne principalement... à quelle sauce allons-nous être mangé.... ??

Citation

L'Assemblée nationale a entamé, le 10 février, l'examen en première lecture du "projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires" (HPST). Quinze jours sont prévus pour mener à bien les débats. Annoncé par le chef de l'Etat lors de son discours au CHU de Bordeaux en octobre 2007, le projet de loi HPST a été présenté au conseil des ministres du 22 octobre dernier avant d'entamer, le 10 février, son parcours parlementaire.

Ce texte très dense comprend quatre grands titres, consacrés chacun à un aspect de la politique de santé. Le titre Ier est consacré à l'hôpital et comporte plusieurs mesures. Parmi les plus importantes figure la réforme de la gouvernance des hôpitaux. Celle-ci se traduit notamment par le passage de l'actuel système du conseil d'administration à un système dual reposant sur un conseil de surveillance et un directoire. Présidé par le directeur de l'établissement, secondé par le président de la commission médicale d'établissement, le directoire disposera d'une large autonomie pour assurer le pilotage stratégique de l'hôpital. Il s'appuiera pour cela sur le projet médical de l'établissement. Autre nouveauté prévue par la loi : la création des "communautés hospitalières de territoire" (CHT). Elles correspondent à l'association de plusieurs établissements autour d'un projet médical partagé et de la mise en commun d'un certain nombre de fonctions et de moyens. Etablissements publics et privés pourront également se rapprocher au sein de "groupements de coopération sanitaire" (GSC).

Le second titre est consacré à "l'accès de tous à des soins de qualité". Il comprend, entre autres, des mesures sanctionnant le refus de soins et autorisant le "testing" pour s'assurer que les bénéficiaires de la CMU complémentaire sont bien pris en charge par tous les médecins de ville. Le montant de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé devrait également être revalorisé pour les personnes de plus de 65 ans. Le titre II pose par ailleurs le principe d'une organisation de l'offre de soins en niveaux de recours, à partir de l'échelon régional, et organise en parallèle la permanence des soins ambulatoires et une régulation territoriale de la démographie médicale (avec en particulier un numerus clausus à l'échelon régional). Il favorise également le développement de formes innovantes d'exercice de la médecine libérale, comme les maisons de santé qui permettent à plusieurs praticiens et professionnels paramédicaux de se regrouper. Ce titre très fourni comporte aussi diverses mesures sur la formation continue ou la réforme des laboratoires d'analyse de biologie médicale.

Le titre III est consacré, pour sa part, à la prévention et à la santé publique. Il comporte plusieurs dispositions relatives à l'éducation thérapeutique du patient, au renforcement de l'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs ainsi que dans les stations-service, à domicile ou au forfait (système de l'"open bar", très utilisé dans les soirées étudiantes), ou encore à l'interdiction des cigarettes bonbons.

Enfin, le titre IV est consacré à l'organisation territoriale du système de santé. La principale mesure en est la création des agences régionales de santé (ARS). Celles-ci remplaceront les actuelles agences régionales de l'hospitalisation (ARH), avec des pouvoirs très étendus. Elles auront en particulier pour mission d'assurer une meilleure articulation entre le champ sanitaire et le champ social et médico-social. Chaque ARS sera secondée par une conférence régionale de santé, où siègeront des représentants des collectivités territoriales et de tous les acteurs de santé concernés. Ces conférences contribueront notamment à l'élaboration de "programmes régionaux de santé" (PRS), regroupant un plan stratégique régional de santé (orientations et objectifs chiffrés), des schémas régionaux de mise en oeuvre en matière de prévention, d'organisation des soins et d'organisation médico-sociale, ainsi que - le cas échéant - des programmes sectoriels ou thématiques définissant les modalités de mise en oeuvre et le financement des schémas.

Avec plus de 650 amendements déjà déposés sur les différents articles, l'examen du projet de loi par l'Assemblée nationale doit durer jusqu'au 12 mars 2009 (compte tenu d'une interruption pour les vacances de février). Le texte sera ensuite soumis au Sénat, dans la perspective d'une promulgation à la fin du premier semestre. La plupart des mesures devraient entrer en vigueur le 1er janvier 2010.


#2 michel

michel

    AMPnaute Mordu

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  • 440 messages

Posté 01 juin 2009 - 19:00

Voir le messagepyfrombzh, le lundi 01 juin 2009 à 13:26, dit :

vu sur hopital.fr

le paragraphe en gras nous concerne principalement... à quelle sauce allons-nous être mangé.... ??
j'ai bien peur que l'on va être hyper formaté dans nos modes d'accompagnement à la personne relatifs à nos assos respectives, ne laissant plus de place à l'improvisation, tout cela en flux tendu, ...
c'est déjà chaud, ça va devenir bouillant

#3 pyfrombzh

pyfrombzh

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Posté 08 février 2010 - 13:48

un résumé de la loi "Ce qu'il faut savoir", article de l'UNIFAF extrait de "Formation Santé Social"

Citation

La loi "Hôpital, patients, santé et territoires" a été publiée au JO du 22 juillet 2009.
Elle annonce de grands changements en matière d'organisation territoriale de la santé et dans le secteur médico-social.
Modernisation des établissements de santé, accès de tous à des soins de qualité, prévention en santé publique, organisa-
tion territoriale du système de santé, voilà les quatre grands chapitres qui composent la loi HPST.
Parmi les objectifs visés : décloisonner les secteurs sanitaire et médico-social et proposer une nouvelle architecture institutionnelle
de planification et de programmation. Pour cela, la loi a créé les agences régionales de santé (ARS),
dont la mission est d'assurer une gestion transversale de l'ensemble du système de santé, et comporte des
dispositions spéci?ques aux établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS).

Pilotage régional
Principale innovation de la loi, les ARS doivent favoriser le pilotage au niveau régional du système de santé qui concerne l'hôpital, la médecine de
ville et le secteur médico-social.
Les ARS sont des établissements publics de l'État dotés d'un conseil de surveillance présidé par les préfets de région.
Le 30 septembre 2009, le secrétaire général des ARS, Jean-Marie Bertrand, a été nommé ainsi que les 26 directeurs généraux pré?gurateurs de ces agences.

Planification territoriale
Un projet régional de santé doit établir les objectifs pluriannuels des actions que mène l'ARS au travers d'un plan régional stratégique et
des schémas régionaux de prévention, d'organisation des soins et d'organisation médico-sociale. L'agence définit les territoires de santé perti
nents (infrarégionaux, régionaux ou inter-régionaux) pour les différentes activités.

L'impact sur le médico-social
Les ARS sont compétentes pour réguler, orienter et organiser l'offre de services de santé afin de répondre aux besoins en matière de soins et de services médico-sociaux.
À ce titre, la loi leur confie les missions relatives à l'autorisation des établissements et services médico-sociaux, au contrôle de leur fonctionnement et à leur financement.
Les établissements pour enfants et adultes handicapés, y compris les Esat, les établissements et services pour personnes âgées, les structures médico-sociales d'addictologie
et les "lits halte soins santé" sont concernés.

Les ESMS
La loi HPST supprime les Comités régionaux de l'organisation sociale et médico-sociale (Crosms). Le calendrier des évaluations internes et externes
des ESMS est également revu et fixé par décret. Les contrats d'objectifs et de moyens (CPOM) deviennent obligatoires pour certains établissements
dont la taille atteint un seuil fixé par arrêté. Autre mesure, la consécration du principe de l'administration de médicaments dans les établissements
et services sociaux.
Enfin, la loi introduit et définit la notion d'établissements et services sociaux et médico-sociaux privés d'intérêt collectif qui
regroupe les structures du privé à but non lucratif.
L'ensemble de ces dispositions entrera en vigueur en même temps que les ARS, soit le 1er juillet 2010 au plus tard.